Des eaux de l'Alzau, de la Bernassone, du Lampy, du Rieutort amenées, par
la Rigole de la Montagne, en amont du village des Cammazes où elles sont
déversées dans le Sor.
La Rigole de la Plaine amène par prise d'eau, l'ensemble de ce captage au
point de partage à Naurouze.
Pour plus de sécurité, le barrage de Saint Ferréol offre un
réservoir. Sa capacité est de 6 374 000 mètres cubes d'eau.
Entre 1686 et 1687, Vauban fait compléter ce système par la percée
des Cammazes de 121 mètres de longueur qui donne l'apport supplémentaire
du Laudot.
La réserve du Lampy avait été pensé par Pierre-Paul
Riquet qui, à l'origine fit bâtir une chaussée. Les besoins
en eaux supplémentaires dûs à la construction du Canal de la
Robine et au raccordement de Narbonne au Canal du Midi nécessitèrent
d'agrandir le premier ouvrage. Sur les plans de Garipuy, sa construction fut retenue
en 1776 et démarra à partir de 1777 pour être achevée
en 1782.
Sa digue est de 126 mètres de longueur, 12 mètres d'épaisseur
sur 19 mètres de hauteur. Sa capacité de stockage est de 2 665 000
mètres cubes pour une superficie du miroir de 23.5 Hectares.
Le Barrage des Cammazes vit le jour en 1948, suite à de nombreux pourparlers
et polémiques qui eurent lieu pendant la décennie 1940-1950. Sa construction
démarra en 1953 et il fut achever en 1957. Outre les 130 communes qu'il approvisionnent
en eau potable, il offre une réserve de quatre millions de mètres
cubes d'eau à l'utilisation exclusive du Canal du Midi.
C'est une aire de retenue de 90 Hectares avec une capacité de 18 000 000
mètres cubes. Cette construction mérite vraiment le détour
compte tenu de l'environnement naturel qui l'entoure et lui fait écrin.
Enchâssé dans le roc de la montagne Noire, il est bâti en dissymétrie
afin de s'adapter à son milieu. D'une part la digue de 198.50 mètres
construite en crête, inscrite dans un ensemble de 308 mètres incluant
les culées et les voûtes. Le parement amont est de72 mètres
et celui aval de 55 mètres.
Perte en eau du Canal :
Le lit du Canal absorbe, par infiltration, l'eau qui va rejoindre les nappes des
plaines alluviales. L'évaporation de l'eau des 400 hectares que représente
le miroir du Canal est d'environ 1,5 millions de mètres cubes par an.
Les 200.000 arbres absorbent une quantité importante d'eau, qui n'est pas
chiffrée.
Les pompages pour les cultures, représentent plus de 570 prises dans une
seule année. C'est 25 millions de mètres cubes d'eau qui disparaissent
entre Toulouse et Carcassonne, 250 000 mètres cubes d'eau par an et par kilomètre.
Les apports en eau :
En partant de Toulouse, le premier apport est celui du Fresquel, affluent à
gauche. Son débit régulier est de l'ordre de 1 millions de mètres
cubes par an.
L'Aude, arrivant en seconde position, apporte 36 millions de mètres cubes
par an.
L'Orbiel, presque à sec l'été, pourvoie jusqu'à 30 millions
de mètres cubes par an.
Ensuite, la Cesse, rivière irrégulière contribue pour 7 millions
de mètres cubes d'eau par an.
L'Orb fournit 7 millions de mètres cubes d'eau par an.
Enfin, l'Hérault, connecté directement au canal à Agde, fournit
lui aussi sa part.
Il ne faut pas oublier, la Robine de Narbonne raccordée au Canal en 1780.