A deux pas de Revel, dans le vallon de Vaudreuil coule le Laudot. C'est là que le
lac de Saint Ferréol sera construit par Pierre Paul Riquet, sur 64 ha et d'une contenance
de 6 millions de mètres cube.
Un barrage-masse, le premier d'Europe de cette importance est édifié par une digue
de 871 mètres de longueur sur 35 mètres de hauteur. Constituée par une muraille
de granit taillé, elle est renforcée par un autre mur de 2,8 mètres de large.
Il est constitué des eaux des ruisseaux de la Montagne Noire, de l'Alzau, de la
Bernassone, du Lampy, du Rieutort amenées par
la Rigole de la Montagne, en amont du village
des Cammazes où elles sont déversées en partie dans le Sor.
L'évacuation des eaux se fait par deux voûtes souterraines appelées Voûte d'Enfer
et Voûte du Tambour. Une visite guidée permet de découvrir le plus ancien système
de vidange d'un barrage, totalement opérationnel de nos jours comme il l'était à
sa création.
Des Thomasses
est canlisé l'eau du Sor qui par une conduite est amenée au Lac de
Saint Férreol er fait jaillir un jet de près de 10 mètres de haut, qui retombe
dans les eaux du Laudot, qui alimente la Rigole de la Plaine.
La
Rigole de la Plaine
amène par prise d'eau, l'ensemble de ce captage au point de partage à Naurouze.
Le réservoir qu'est le barrage de Saint Ferréol offre une capacité de 6 374 000
mètres cubes d'eau.
Entre 1686 et 1687, Vauban fait compléter ce système par la percée des Cammazes
de 121 mètres de longueur qui donne l'apport d'eau supplémentaire du Laudot.